• Vulgarisation des TIC au Bénin : La nécessaire implication des médias

     



     


    Vulgarisation des TIC au Bénin

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>La nécessaire implication des médias
    <o:p> </o:p>Les médias au Bénin semblent encore ne pas maîtriser tous les enjeux des technologies de l'information et de la communication (TIC). Et leur partition dans l'avancée et l'appropriation des Tic par les populations reste toujours très attendue par tous.
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    « C'est un serpent qui se mord à la queue !» déclare Edouard Loko, directeur général du quotidien « Le Progrès » à Cotonou et ancien président de l'Observatoire de Déontologie et de l'Ethique dans les Médias (Odem). Il déplore ainsi le manque d'intérêt des médias béninois au secteur des Tic. Pour lui, les journalistes font l'opinion et décide à la place des lecteurs. « On ne fait pas ce qu'on doit faire pour intéresser les gens aux Tic, sous prétexte que c'est trop compliqué et n'intéressera pas le lectorat » ajoute-il. Une réalité qui explique naturellement la faible production des médias en ce qui concerne les Tic au Bénin.


    Sur la quarantaine des journaux béninois, dont une vingtaine assurent une parution régulière, on constate qu'une portion incongrue d'espace est réservée au traitement d'informations relatives aux nouvelles technologies. Avec un balbutiement et pendant quelques temps les quotidiens « Fraternité » et « Le Progrès » ont tenté de « gagner ce pari ». Mais hélas ! Il y a trois ans « Fraternité »  offrait chaque jour  deux colonnes sur la page 2 aux informations sur les Tic, tandis que « Le progrès » a essayé au début de l'année 2005, de consacrer une page Tic à ses lecteurs tous les vendredis. Les productions audiovisuelles pèchent autant que la presse écrite. La station radio « Atlantic Fm » compte une émission bihebdomadaire sur le multimédia et la chaîne de télévision LC2 une émission hebdomadaire baptisée « Tic mag ». La télévision nationale a rangé aussi son émission consacrée au multimédia. Elle consacre actuellement au sujet une rubrique de sept minutes les samedi et dimanche à travers l'émission « week-end matin ».  Or le Bénin totalise soixante et onze (71) stations- radio contre cinq (05) chaînes de télévision.


    Se former pour mieux informer

    « Il faut que les journalistes s'approprient d'abord les Tic avant de bien en parler aux autres pour susciter leur engouement » confie Maurille Agbokou, directeur de publication du quotidien Adjinakou et actuel Vice-président de l'Odem. Il s'agit d'une démarche à l'interne qui doit pousser les professionnels des médias  selon Edouard Loko à se former davantage sur les contenus de ces technologies avant tout autre action externe. Les organes de presse doivent dans cette lancée, utiliser à fonds les Tics « en mettant d'abord leur contenu sur Internet afin de se faire lire par les populations qui n'ont pas les moyens d'acheter tous les journaux qui coûtent déjà 300 francs l'unité » explique t-il.                                       Il s'agit d'un « défi à relever » constate Désiré Adadja, conseiller technique aux NTIC du président de la république. « La responsabilité de la presse doit être située et les professionnels doivent savoir de quoi ils parlent. » déclare-t-il. Toutefois le rôle naturel des médias est d'informer, de former et d'objectiver les consciences. Gilleta Gbanhoun, épouse Mouyabi, Directrice de l'Agence pour la gestion des nouvelles technologies de l'information et de la communication (Agentic) démontre que les médias « doivent intervenir pour expliquer la politique du gouvernement afin d'obtenir l'adhésion des Tic par le secteur privé ». Une implication, qui selon elle, participera à une  plus grande appropriation des tics par la population. 


    Agir pour fédérer

    Tout en s'appuyant sur le rôle d'intersection des médias, Edouard Loko estime que les professionnels des médias, au-delà des plaidoyers doivent amener les pouvoirs publics à adopter des mesures de souplesses pour soulager l'accès des populations à faible revenu aux Tics. Il évoque au passage le cas de la France où suite à la pression des médias, les pouvoirs publics ont initié l'opération « 1 euro par jour » pour permettre aux ménages à revenu moyen d'avoir un ordinateur et la connexion Internet au foyer. Ce rôle des médias est capital, car  selon lui, «  les Tic constituent un véritable raccourci pour le développement ».
    Au-delà du lobbying, la presse se doit aussi de veiller au suivi des grands chantiers et projets, rappelle Gilleta Gbanhoun. Elle estime pour sa part que les médias contribueront dans cette fonction, au recul de la pauvreté au Bénin. Cependant indique-t-elle,  les journalistes doivent être à l'avant-garde de la circulation des informations en matière des Tic par leur participation à des grandes rencontres à l'international.                                                                                                               Ceci ne signifie pas pour autant, avertit Maurille Agbokou, que le journaliste dans cette mission, foule au pied les règles de la déontologie et de l'éthique. « Pas de parti pris, pas de calomnie, pas de diffamation, pas de mensonge ; en cas de doute s'abstenir » ajoute-t-il. Face à cette mise au point Edouard Loko invite les professionnels à « briser le cercle vicieux et faire face aux grands enjeux des Tic par la production régulière et assidue des articles dans les journaux et surtout dans les grilles des programmes des radios, média le plus répandu au Bénin et le plus écouté.»



    Sessi Tonoukuin


     


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